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Naym Ben Amara
Naym Ben Amara
Naym Ben Amara
Naym Ben Amara

Né à Bastia en Corse (France), en 1984. Vit et travaille en Aveyron.

Etudes universitaires de Chimie Organique en Corse ponctuées par une recherche artistique étendue à diverses pratiques : théâtre, danse, peinture. `
Depuis 2014, Naym Ben Amara se consacre exclusivement au dessin à l’encre de chine.

Il m’arrive de souligner que ma conduite esthétique débute assez ordinairement avec une feuille blanche. Je compare parfois, dans l’explication de ces recherches, la feuille blanche à un film photographique neutre, une pellicule vierge. Comme le matériau d’un photographe, mon support est tel qu’il m’est donné d’y fixer, d’y concrétiser, d’y réaliser, d’y capter des formes. Ces formes, il est possible de dire, en effet, que je les capte : captation et pour ainsi dire capture. Captation parce qu’il s’agit d’un prélèvement. Capture parce qu’appelée à être fixée définitivement c’est à dire prélevée à son inachèvement, c’est à elle, la forme, de témoigner[to memory] [de la mémoire] de sa concrétisation, de sa matérialisation. Dialogue enfin, parce qu’il m’a été donné de comprendre que l’émergence d’une forme est incontestablement une sorte de conversation avec elle.

 

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Marc Crépy
Marc Crépy

Après une formation à l’École des Beaux-Arts de Lille, section sculpture, Marc Crépy obtient son diplôme national des Beaux-Arts, en 1973. Il travaille à Carrare en Italie en 1974 et obtient une résidence à la Fondation Wicar à Rome en 1991.

Il se consacre jusqu’aux débuts des années 2000 à la sculpture. Il travaille principalement l’ardoise, matériau fragile et à forte densité minérale, qu’il privilégie pour questionner la mémoire, le temps, l’origine. Stratigraphiques ou totémiques, les sculptures de Marc Crépy arrachent à la matière friable des lignes de force dont la stabilité, jamais assurée, est l’enjeu d’un geste de façonnage et d’écriture. Présent depuis le début de sa pratique, le dessin est aujourd’hui au centre de sa recherche. La nature pyrénéenne est propice à l’invention de territoires imaginaires et aux réminiscences. Alliée au dynamisme des éléments, elle trace un nouveau champ d’expérience où la versatilité des sensations associée à la légèreté des matériaux utilisés est préservée dans des instantanés graphiques de paysages en morceaux.

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Gilbert Desclaux
Gilbert Desclaux © Jaubert
Gilbert Desclaux

Né à Perpignan (France), en 1947. Gilbert Desclaux vit et travaille dans les Pyrénées Orientales.

Formé à l’École des Beaux-Arts de Perpignan en 1967, puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Atelier Gustave Singier, Gilbert Desclaux obtient son Diplôme Supérieur d’Arts Plastiques, section peinture en 1973. A Perpignan, auprès de Michel Bertrand, il développe une recherche centrée sur l’abstraction, le geste, la surface et la matière picturale.

En froissant et en triturant le papier qu’il recouvre d’acrylique ou plus récemment de pastel, Gilbert Desclaux fait de la tactilité une matière dont il extrait les veines et les pliures du temps.

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Jérémy Louvencourt
Jérémy Louvencourt ©galerielligat
Jérémy Louvencourt

Jérémy Louvencourt, né en 1989, vit et travaille à Paris. Il obtient en 2011 un Diplôme supérieur d’arts appliqués (Toulouse Arena School). Il participe en 2011 à l’exposition Road Strip#4, exposition dans l’espace public, pour le Pavillon Blanc de Colomiers. Il gagne le SKIN contest mis en place par Arjowiggins Creative Papers, pour la création d’un masque en papier et la même année expose ces premiers dessins à Chécy (45), “L’infiniment grand ou l’infiniment petit”. In 2017, he enters the French collection of the “Imago Mundi Art” project of the Benetton Foundation. En 2020 il est finaliste de la bourse « Déclics Jeunes » de la Fondation de France, pour un voyage artistique au Mexique à la découverte de la fabrication du papier Amate. Jérémy Louvencourt nous invite à regarder de près ou de loin. De loin, des formes psychédéliques qui pourraient faire partie d’une décoration, d’un tissu ou d’un papier peint. De près, des micro-organismes qui semblent bouger, changeant sans cesse de position. Finalement, on a le sentiment d’assister à la création d’un monde, à la manière de Jens Harder au début de « the wonderful Alpha ».

Il explore les limites entre sciences et dimensions mystiques. L’alchimie est un ressort puissant de son œuvre, tout comme l’aspect quasi chamanique qu’on peut y trouver. Ce n’est donc pas un hasard si le spectateur hésite entre microcosme et macrocosme lorsqu’il contemple son travail. L’artiste souhaite lier deux univers et nous faire toucher à l’inconnaissable.
Il renoue avec une anthropologie visuelle en puisant dans des interprétations du monde
qui font appel à l’animisme, au chamanisme ou à l’ésotérisme. Sa pratique du dessin est reliée à l’histoire sociale et culturelle des territoires du sud (Inde, Mexique) qui résistent
à l’uniformisation esthétique et culturelle imposée par les projets européens colonisateurs. Cette relation le conduit, entre autres, à la recherche de supports papier dont la fabrication naturelle s’inscrit dans des pratiques ancestrales à travers lesquelles les peuples tentent de
faire perdurer une culture commune territoriale.

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Muriel Persil
Muriel Persil
Muriel Persil
Muriel Persil

Artiste pluridisciplinaire, née à Paris en 1966, Muriel Persil étudie dans les ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris ainsi qu’à l’académie de la Grande Chaumière et à l’atelier du peintre Sotomayor. Elle y développe son goût de l’anatomie, du nu et du portrait.
Peintre en décors, formée et diplômée au CNACFAG, elle a pendant de nombreuses années, exercé cette activité professionnelle en parallèle avec celle d’artiste peintre, exposant régulièrement en France (Paris, Montpelier, Céret, Perpignan) et en Espagne (Barcelone, Gérone).

En 2013, installée dans le sud de la France, elle décide de se consacrer à la sculpture au travers de la céramique. Si elle le fait en autodidacte, elle maîtrise très rapidement cet art et médium et développe dans l’espace son univers dans lequel l’étrangeté et l’ambiguïté règnent en maître.
En effet, son travail sculpté ou peint est empreint de ce même sens du caché, de l’ailleurs où le symbolisme occupe une grande place. C’est aussi dans l’imaginaire, le fantastique et le mythe que l’artiste nourrit sa réflexion sur les liens entre l’Homme et la nature et sur la mort.

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Édouard Trémeau
Edouard Trémeau, 1981. © Nicolaï
Édouard Trémeau

Né à Theillay en 1936, Édouard TRÉMEAU travaille dans la région lilloise depuis 1963. Il est formé à l’école des Arts Appliqués de 1952 à 1956, puis à École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1956-1957 et à École Normale Supérieure de Cachan de 1957 à 1961.
Proche de la Figuration Narrative et du Salon de la Jeune Peinture à la fin des années 70 et le début des années 80 – il est vice-président du salon en 1983 – il participe à différents collectifs qui dénoncent les formes d’oppressions politiques et les inégalités sociales et économiques comme « l’enfermement, le sort fait à la femme, la faim, les tortures, le fascisme ordinaire, le racisme ». [Francis Parent, Raymond Perrot, 2016, p.184].

En 1981, lors d’une exposition à la galerie Pierre Lescot à Paris, le peintre affirme être sorti de son atelier pour regarder dehors. Il peint alors des scènes inscrites dans le quotidien des « premières années Mitterrand », qui montrent l’angoisse de l’homme face à la société de contrôle, face à la violence silencieuse qui menace les corps à l’image de Façades n°5 (Tout en bon ordre), juillet-août 1980, acquisition du L.A.M. Musée d’Art Moderne, d’Art Contemporain et d’Art Brut – Lille Métropole à Villeneuve-d’Ascq en 1983. Musée d’Art Moderne, d’Art Contemporain et d’Art Brut – Lille Métropole à Villeneuve-d’Ascq en 1983.

Puis le retrait à l’atelier nourri des traces de nombreux voyages, succède aux projets collectifs qui résistent mal à la montée du libéralisme économique et financier. Son œuvre se divise alors en grandes thématiques – la solitude, l’enfermement, la ruine, qui ouvrent sur des séries : les otages (1982-86), Berlin(1987-89), Zoolitude (1998-2002), Rome ( 1991-94), Rome hors les murs ( 1994-97), ou encore de nombreux autoportraits qui jalonnent les années de création jusqu’à la série des Gisants « L’évidence » réalisée de 2006 à 2008.

Le corps du peintre y subit « un état des lieux » prétexte remarquable pour interroger une fois encore sa relation à l’histoire de l’art, et rappeler « Andrea Mantegna, Philippe de Champaigne, les deux leçons d’anatomie de Rembrandt, Hans Holbein ».

Hanté par la violence de l’Histoire qu’il couple à l’Histoire de l’Art, Édouard Trémeau peint en confrontation avec le temps « biopolitique ». Cependant chaque tableau convoque une technique picturale exigeante qui dialogue avec des maîtres. Considéré par Édouard TRÉMEAU comme « un grand tout », son geste fait de chacune de ses œuvres un monde en soi, même quand elles sont élaborées à partir d’un fragment photographique qui selon le peintre rapporte un coin du réel, telle une entame exploratoire.

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Muriel Valat-b
© Muriel Valat-b
Muriel Valat-b

Muriel Valat b inscrit dès la préparation de son bac littéraire, en 1979, la mention « art plastiques » à son parcours. Si Khâgne la mène à l’enseignement du français langue étrangère en Autriche, un cycle d’histoire de l’art suivi à New York annonce la reprise d’études d’arts plastiques, d’abord à l’ENSBA de Cergy-Pontoise puis à l’Université Paris-Sorbonne. En 1992 elle prépare le capes d’arts plastiques à l’Université Paris-Sorbonne, ultime étape académique avant la rupture berlinoise.
Muriel Valat b installe son atelier à Berlin en 1994 dans une ancienne usine à Kreuzberg et se consacre uniquement à la peinture et à la gravure. Elle expose régulièrement son travail en Allemagne et approfondit sa pratique de la gravure en taille-douce, la sérigraphie, la lithographie dans les ateliers graphiques de Bethanien Künstlerhaus à Berlin-Kreuzberg.
En 2006 après un détour par Hambourg, Muriel Valat-b revient en France à Planèzes dans le Fenouillèdes, où elle poursuit sa recherche plastique en retrait.
Depuis 2016, elle collabore à la conception et à l’animation d’ateliers explorant le rapport entre écriture et arts plastiques avec différentes structures et associations. Elle installe un second atelier à Perpignan en 2017 et oriente son travail vers le textile.

Plasticienne mais la littérature reste toujours très présente.
– Certains artistes travaillent “en musique” ; je travaille “en poésie”. Mon travail plastique chemine en compagnie de la poésie. Un mot, une phrase, une association imprévisible de mots, une atmosphère, inspirent un trait, une tache, une texture, une nouvelle combinaison de couleurs, des fragments d’images, suscitent un geste, une action, encouragent un assemblage de matériaux, la découverte d’un nouvel outil.
La poésie m’offre ses audaces, m’invite ailleurs et pourtant me rassemble là où je suis, me surprend, m’émeut, éveille ma perception, met mon esprit en vacance, ouvert aux surprises qui s’invitent sur la toile, sur le cuivre, sur le bois.
En retour, une tache de couleur, un trait d’eau-forte, une ébauche va partir à la recherche d’un mot, d’une phrase. Une rencontre, un dialogue, qui m’aident à faire apparaître ce que je ne vois pas.

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